comme naturalisé

Stéphanie
20 ans, 1 ère bac professionnel
Mon grand-père a vu le jour à Malaga, en Andalousie, en 1932.

Jeune homme, il est allé en vacances au Pays Basque français où il a rencontré ma grand-mère, Micheline. Il a décidé de rester en France. Il a vécu deux ans, en concubinage, chez mon arrière-grand-mère maternelle.
Mariés, ils montèrent à Paris, plus précisément à Issy-les-Moulineaux. Là, il a exercé la profession de facteur.

Il a demandé la nationalité française qu'il a eue.

Etant français, le hasard de l'histoire a voulu qu'il fasse son service militaire pendant la guerre d'Algérie. Il est parti en décembre 1955. Ma grand-mère était enceinte. Ma mère est née le 11 janvier 1956.
Les liens entre eux ont été totalement coupés, au point que mon grand-père n'était pas au courant de la naissance de ma mère. En 1958, mon grand-père a été fait prisonnier. Il a réussi à s'évader juste avant l'indépendance, ce qui lui a permis de sauver sa vie.
Il a été caché, en Algérie, par une femme dont il est tombé amoureux. Il est revenu en France, pour demander le divorce. Là, il a découvert sa fille qui avait six ans. Ma grand-mère a refusé de divorcer. Il est reparti en Algérie pour rejoindre son autre femme. Avec celle-ci, il est allé s'installer en Andalousie.
Au bout de six ans, le divorce a été prononcé. Ma grand-mère ne s'est jamais remariée. Ma mère a revu son père pour la deuxième fois à quatorze ans.

Je n'ai vu qu'une fois mon grand-père : ma mère a tenu à ce que mon grand-père me connaisse.
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